Musicien, éducateur et humaniste engagé, il a donné en 1948-49, avec la pianiste Colombe Pelletier, une cinquantaine de récitals au cours desquels il fut frappé de l’intérêt des jeunes pour la musique, mais aussi par la carence de concerts dans les centres éloignés. Il a alors créé un camp musical qui porte aujourd'hui le nom de Centre d'Arts Orford.

En 1964, outre ses responsabilités aux Jeunesses musicales, M. Lefebvre acceptait le titre de directeur artistique associé au Festival mondial de l’Exposition universelle de Montréal de 1967. Cet événement d’envergure, au programme exceptionnel de spectacles de haut niveau en provenance de toutes les parties du monde, couvrait six mois d’activités, toutes disciplines confondues.

Au mois de septembre 1972, le gouvernement du Canada le nomma directeur du Centre Culturel Canadien à Paris où il demeura six ans. En 1979, il fut mandaté par le ministère des Affaires extérieures de Canada pour diriger le Bureau des relations culturelles internationales. Gilles Lefebvre accepta en 1983 le poste de directeur associé du Conseil des Arts du Canada, dernière fonction officielle avant de revenir à Montréal, sa ville natale. En 1991, il accepte l'invitation de la Communauté urbaine de Montréal d'assumer la présidence de son Conseil des arts. Il y restera jusqu'en 1999.

Parmi les nombreux honneurs décernés à Gilles Lefebvre, mentionnons qu'il figure parmi les tout premiers membres de l’Ordre du Canada (1967) et de l’Ordre National du Québec (1985).

M. Lefebvre sera le grand absent de la journée retrouvailles organisée le 4 août prochain dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire du Centre d’Arts Orford, dont il fut le directeur pendant vingt ans. On trouve d'ailleurs sur le site du Centre, une salle de concert de 500 places baptisée Gilles-Lefebvre.

Dans un livre qu'il publiait il y a deux ans sous le titre «Terre des jeunes», M. Lefebvre déclarait: «Vivre avec la musique, c’est vivre heureux.»


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