PrévisionsIl y a plusieurs années, Mgr Maurice Couture, alors archevêque de Québec, avait proposé au Vatican de tenir un tel congrès en 2008 dans la ville de Québec. L’organisation de cet événement dans quatre ans ne pouvant tomber mieux puisque Québec célébrera bien sûr son 400e anniversaire, mais aussi celui de l’établissement du premier diocèse catholique en Amérique du Nord et du 350e anniversaire de l’arrivée de Mgr François de Laval en terre d’Amérique.

À Rome, en novembre 2001, une délégation de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) procédait à une série de rencontres avec des représentants du Saint-Siège, afin de discuter, entre autres, de la Journée mondiale de la jeunesse 2002, qui se déroulait à Toronto l’été suivant, du Congrès nord-américain pour les vocations du printemps 2002 à Montréal, ainsi que de la possibilité que le diocèse de Québec puisse accueillir le Congrès eucharistique international en 2008.

Statio Orbis: Un défi important pour l'Église d'ici
Le 21 octobre 2004, en allocution d'ouverture du Congrès d’orientation des communautés chrétiennes, le cardinal Marc Ouellet déclarait que le Congrès eucharistique serait «un rendez-vous historique de l’Église universelle à Québec en 2008. Cet événement sera un grand signe que l’Église catholique du Québec reprend sa place dans la mission universelle de l’Église, plus modestement et différemment sans doute qu’autrefois, mais avec la volonté ferme d’être un peuple où Dieu demeure et rassemble».

Au moment de la messe marquant la rentrée de la nouvelle année le 5 janvier, à la Cathédrale Notre-Dame de Québec, le cardinal Ouellet se réjouissait d'avoir déjà obtenu «un gros coup publicitaire à Guadalajara au Mexique avec l’annonce officielle, par Jean Paul II, de Québec comme site du prochain Congrès eucharistique international» soulignant qu'il avait pu inviter «de vive voix des centaines d’évêques du monde entier à ce grand événement d’Église dont notre ville sera l’hôte.»

Selon le prélat, Québec aura donc «l’honneur et le privilège de vivre une Statio Orbis, c’est-à-dire un rassemblement solennel et très signifiant de l’Église universelle en ses murs qui détiennent le siège épiscopal primatial de l’Amérique du Nord. La Mairie et l’Archevêché ont ainsi l’opportunité d’unir leurs ressources et leur imagination pour faire de ces fêtes religieuses et civiles une occasion de croissance et de rayonnement de la Capitale nationale» a-t-il ajouté.