Carlito trace sur le papier ou la toile la trajectoire des oiseaux ou le vol des papillons afin de «saisir l'essence de ces cycles». En répétant le symbole de l'infini sur chaque composition, il abolit toute référence afin d'amener le spectateur à voir ce qui ne peut être perçu qu'en se détachant de ses repères.

Une variation autour de Guernica (Guernica hidden) sera également présentée à la galerie. Cet angle sert de prétexte à l'artiste pour décliner en une dizaine de tableaux la célèbre toile de Picasso sous les thématiques de l’horreur, de la guerre, de l'amour et de la fusion. Enfin, SAS présentera un totem que Carlito a réalisé en collaboration avec son père, sculpteur, et d’autres artistes travaillant le vitrail ou le verre soufflé.

Culture Québec Lors d'un vernissage au Sona en 1998, Carlito Dalceggio avait intégré à son jardin de sculptures des autruches vivantes. L'année précédente, il avait introduit à l’insu de tous, au Musée d’art contemporain, trois vaches blanches en guise d’écran de projection. Joints par l'APQ, les responsables de la galerie disent ne pas envisager pareilles extravagances pour le vernissage du 14 novembre, mais avouent que Carlito aime parfois leur réserver des surprises.

L'agenda 2008 du créateur est bien rempli: projet de murale à Montréal avec Elizabeth-Ann Doyle et MU; une exposition à New-York, un projet avec le Musée des beaux-arts de Montréal. L'exposition «Anatomie de l’invisible» est la plus imposante production de Carlito Dalceggio jamais présentée chez SAS, diffuseur qui représente l'artiste.